Âme du Christ (Anima Christi)
Âme du Christ, sanctifiez-moi.
Corps du Christ, sauvez-moi.
Sang du Christ, enivrez-moi.
Eau du côté du Christ, lavez-moi.
Passion du Christ, fortifiez-moi.
Ô bon Jésus, exaucez-moi.
Dans vos blessures, cachez-moi.
Ne permettez pas que je sois séparé de vous.
De l'ennemi, défendez-moi.
À l'heure de ma mort, appelez-moi,
et ordonnez-moi de venir à vous,
pour qu'avec vos saints je vous loue
dans les siècles des siècles.
Amen.
test.prieavec.com · Priez avec nous
Comment prier cette prière
- 1
Prenez un moment de calme, même court. Vous pouvez allumer une bougie.
- 2
Pensez aux personnes que vous portez, dites leur prénom, puis lisez lentement la prière.
- 3
Restez quelques instants en silence : la prière continue sans les mots.
Quand la prier ?
Après la communion, pendant une adoration, ou le soir avant de dormir.
Une prière courte, comme un souffle
On attribue souvent l'Anima Christi à saint Ignace de Loyola, parce qu'il la place en tête de ses Exercices spirituels (1548). En réalité, elle est plus ancienne : on la trouve déjà dans des manuscrits du XIVe siècle, et elle est peut-être due au pape Jean XXII. Ignace l'aimait tant qu'il l'a fait connaître dans toute l'Église.
Phrase par phrase
Chaque ligne est une demande très brève, adressée à un aspect du Christ :
- Âme, Corps, Sang du Christ : on reconnaît le Christ tout entier, présent dans l'eucharistie.
- Eau du côté du Christ : sur la croix, un soldat ouvre le côté de Jésus, d'où sortent du sang et de l'eau (Jean 19, 34). Les Pères de l'Église y voyaient les sacrements du baptême et de l'eucharistie.
- Dans vos blessures, cachez-moi : les plaies du Christ ressuscité deviennent un refuge, non un objet d'effroi.
- À l'heure de ma mort, appelez-moi : on remet sa fin entre les mains du Christ, avec confiance.
En latin
Anima Christi, sanctifica me. Corpus Christi, salva me. Sanguis Christi, inebria me. Aqua lateris Christi, lava me. Passio Christi, conforta me. O bone Iesu, exaudi me. Intra tua vulnera absconde me.
Questions fréquentes
« Enivrez-moi » : n'est-ce pas étrange ?
Le mot surprend. Il désigne une joie débordante, celle de l'amour de Dieu, comme les apôtres à la Pentecôte qu'on prenait pour des hommes ivres (Actes 2, 13).
